Le Tribunal arbitral du sport a rendu sa décision concernant Ana Maria Bărbosu. La gymnaste roumaine écope de deux ans de suspension dans une affaire liée aux contrôles antidopage.
Le dossier antidopage d'Ana Maria Bărbosu connaît son dénouement. Mercredi 4 novembre 2026, la division antidopage du Tribunal arbitral du sport (TAS) a partiellement confirmé la demande de sanctions introduite par World Gymnastics contre la gymnaste roumaine. Âgée de 19 ans, elle est reconnue coupable d'une violation des règles antidopage et suspendue pour deux ans.
La sanction prend effet à compter du 5 mai 2026, date de son placement sous suspension provisoire. Toutefois, le TAS a décidé de ne pas annuler les résultats obtenus par l'athlète depuis décembre 2025. Une décision qui permet à la Roumaine de conserver ses performances sportives réalisées pendant cette période.
Trois manquements aux obligations de localisation
À l'origine de cette procédure figurent trois manquements aux obligations de localisation enregistrés entre septembre et décembre 2025, sur une période de douze mois. Ces obligations imposent aux sportifs inscrits dans un groupe cible de communiquer des informations précises sur leur disponibilité afin de permettre aux organismes antidopage de réaliser des contrôles inopinés.
En 2026, l'International Testing Agency (ITA), chargée de gérer le programme antidopage de World Gymnastics, a informé Bărbosu de la violation qui lui était reprochée. La gymnaste a contesté les conséquences proposées et demandé une audience devant le TAS.
Lors de l'audience du 20 août 2026, le juge unique a estimé que les trois manquements avaient été correctement enregistrés dans le délai prévu par les règles antidopage. Leur accumulation constitue une violation passible de deux années d'inéligibilité.
Il ne s'agit donc pas d'un contrôle positif à une substance interdite, mais d'un manquement aux obligations de localisation imposées aux sportifs soumis aux contrôles antidopage.
Ses résultats sportifs sont préservés
Si le TAS confirme la suspension de deux ans, il n'a pas retenu la demande de disqualification de tous les résultats obtenus par la gymnaste depuis décembre 2025. Cette partie de la requête de World Gymnastics a donc été rejetée.
Ana Maria Bărbosu bénéficie ainsi du maintien de ses performances et des résultats acquis pendant la période concernée. Sa suspension, déjà entamée le 5 mai 2026, sera prise en compte dans le calcul de la sanction.
Le dossier olympique reste ouvert
Cette décision intervient alors qu'Ana Maria Bărbosu est également impliquée dans une autre procédure devant le TAS, concernant la finale du concours au sol des Jeux olympiques de Paris 2024.
La gymnaste roumaine avait obtenu la médaille de bronze après une révision du classement, dans une affaire qui avait également impliqué l'Américaine Jordan Chiles. En février 2026, le Tribunal fédéral suisse a renvoyé ce dossier devant le TAS afin qu'il soit réexaminé à la lumière de nouveaux éléments.
Les différentes parties poursuivent actuellement leurs échanges écrits. Elles ont demandé au TAS de ne pas organiser d'audience avant mai 2027.
La suspension antidopage de Bărbosu ne met donc pas fin à ses démêlés juridiques liés à la gymnastique. Le dossier concernant la médaille olympique de Paris reste, lui, en attente d'un nouvel examen.




